dimanche 4 décembre 2016


Lettre de Rupture 



Ma chère.
Ce n’est pas ma faute si la nature exige qu’on s’ennuie de tout mon ange, et c’est ton tour, je suis vraiment désolé, c’est plus fort que moi.
Aujourd’hui, je t’annonce mon ennui et  la fin d’une aventure amoureuse qui m’a occupée entièrement depuis une année, et c’est comme ça, ce n’est pas ma faute.
Il n’est pas étonnant que notre histoire finisse ainsi, mon amour à toi ne dépasse pas le stade de la considération et de la routine.
Pire encore, je suis tombé amoureux d’une femme que j’aime et qui  exige que je te sacrifie. Ce n’est pas ma faute.
Crois-moi, choisis un autre amant, comme j’avais fait. Et  si tu n’arriverais pas à m’oublier, ce n’est pas ma faute.
Adieu, mon ange, je t’ai prise avec plaisir, je te quitte sans regret, je peux revenir te chercher lorsque je me sens seul, ainsi va le monde.
Tu es libre, réjouis de ce privilège.

Adieu ……

lundi 14 novembre 2016

Lettre d'un homme à sa femme infertile

Lettre d'un homme à sa femme infertile 



Ma bien aimée...

Aujourd'hui il est si spécial pour notre vie de couple, j’étais chez le gynécologue, la secrétaire m'a remis une enveloppe bien scellée et elle a refusé de me dévoiler son contenu, apparemment le médecin n'a pas eu le courage de me faire face après plus de 5 ans de tentatives.

De ma part, je n'ai pas osé de l'ouvrir même si j'estime que son contenu est bien clair, j'ai appelé des dizaines de fois le médecin mais il refuse de me  répondre, je suis toujours au cabinet ,je lance un regard de supplie à cette assistante indifférente pour une aide, un mot de consolation ,un soulagement,  mais en vain sans retour de sa part, elle est tellement habituée à ce genre de scènes.

J'ai quitté le cabinet en déchirant cette maudite lettre, le vertige me prend en descendant les escaliers, je suis au dilemme et les questions de comment te dévoiler le contenu des résultats me tourmentent l'esprit, je n'ai plus le courage de se relever, pire encore je n'ai plus le courage de te dire que notre décision d'avoir un enfant ne sera pas concrétisé.

Hélas !! Ma bien aimée, on va affronter la situation et la réalité amère avec un lourd lot de déceptions, d’incertitudes et de craintes, notre infertilité de couple va nous apprendre à expérimenter une large gamme d'émotions : la colère, la tristesse, la jalousie et l'impuissance mais qui nous permettent de nous garder en vie.

Le nous que nous constitutions va affronter cette rude épreuve avec beaucoup de persévérance, on va affronter pour toujours  la fameuse question de quand vous aurez des enfants? Est-ce que vous avez des enfants? Vous avez pris du retard pour avoir un enfant, la famille X a eu un enfant et vous pas encore ! .... etc. toutes ces remarques et ces questionnements sources de frustrations.

On va supporter ensemble le passage devant un rayon de vêtements pour enfants avec un énorme pincement de cœur, sentir la frustration de voir une femme de notre entourage enceinte tellement heureuse, être infertile c'est aussi d'entendre des couples deviennent des parents sans préalablement souhaité ou planifié, c’est aussi prendre connaissance qu'un grand nombre de femmes arrêtent le cycle d'une grossesse non désirée le nombre qu'elles veulent une, deux et trois fois.

On va verser des larmes, on va vivre une blessure profonde et tranquille, on va  traverser cette épreuve ensemble mais seuls et unis, en attendant cette miracle, ce jour où on sera enfin à notre tour un papa et une maman. nôtre seul refuge et consolation c'est la prière…..

Enfin je veux te dire que Je n'ai rien du tout à te dire, sinon que je t'aime.

Bien à toi.
LABIAD Hamid


mardi 8 novembre 2016


Ma lettre d'Adieu

Ma bien aimée
Cette soirée, J'ai reçu enfin ta réponse sous forme d'une lettre, c’est un écrit long et tellement triste comme un souvenir de toi, et j'ai retrouvé entre ses pages un rappel de l'odeur de ton parfum, je ne peux pas te décrire combien c'était pénible de le sentir encore une fois.

Et c'est mon tour de répondre,

Après une fabuleuse semaine passée au sud du Maroc, je m'en vais.je suis entrain de t'écrire cette lettre en cours de route. Malheureusement, je suis incapable de te dire où je vais], parce que j'ai une forte estime que pour toi et moi une séparation est nécessaire, c'est le temps de dire STOP et crier à haute voix Ça Suffit.

Ne crois pas ma bien aimée que je sois parti parce que je ne t'aime pas.au contraire, je t'aime et ton amour coule en moi comme il coule ce sang dans mes veines dont je me sers pour t'écrire cette dernière lettre,hélas que je ne peux pas agir autrement je sais que ta lettre est sincère sauf que je ne serais pas en mesure de te donner une deuxième chance de brouiller ma vie comme tu le souhaites.
Sur ce, je te dis le mot le mois le plus dure et le plus pénible à prononcer par un amoureux, je te dis ADIEU et je me précipite de prendre les dispositions nécessaires pour les funérailles de notre amour, ne te souviens de moi que rarement comme une flamme éteinte.je vais souffrir paisiblement loin de toi en t'aimant encore mais ça je ne te le lègue pas, c'est une promesse.
Je rêve du jour où tu cesseras d’être un souvenir pénible pour moi, et d’être simplement un souvenir désagréable.

Ah ! Une dernière demande : je ne veux pas te revoir.

ADIEU

mardi 13 septembre 2016

Lettre Ouverte d’un Marocain à Son Excellence Madame Erika Ferrer, l'ambassadeur de la Suède au Maroc





Excellence  Madame l'ambassadeur :

Dans ces  affreux jours de trouble moral, de chaos social et politique  que nous traversons ici au Maroc, au moment où la conscience publique  paraît s’obscurcir, c’est à vous que je m’adresse, l’ambassadeur de ce beau pays que j’admire tellement, la suède, mon patrie de rêve.

Chaque matin, en lisant dans les journaux, en parcourant les pages des réseaux sociaux, mon soif de quitter ce pays se sourit de plus en plus, heureusement que je possède un seul droit celui de rêver, et d’ailleurs Le seul fait de rêver dans ce pays au moins est déjà très important, j’ai parcouru ce matin vos conditions  pour s’immigrer, hélas !! Ils sont tous impossibles à les remplir, sauf qu’il me reste un seul recours celui de s’adresser directement  à vous, la belle ambassadeur de la belle suède pour concrétiser mon seul rêve celui de quitter le Maroc définitivement.

Donc je vous prie de bien vouloir prendre en considération ma demande si spéciale et si étrange qu’elle soit, je sais bien qu’en principe, votre réponse négative à cette demande est déjà prêt dans ton esprit au moment de la lecture de ces lignes , mais je garde toujours un fort espoir aux miracles puisque j’ai appris depuis mon jeune âge de ne jamais  renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.
Je sollicite votre personne pour procurer le droit d’immigrer chez vous et de rester pour toujours, et de ma part je vous promets d’être un citoyen exemplaire qui se fondre dans les veines de la société suédoise. Par contre, sachez bien que je ne veux pas faire naitre mes enfants dans un pays comme le mien avec un système éducatif qui est mort, je ne veux pas que mes enfants seront des victimes, je ne veux pas avoir des enfants idiots, sans solide background et  sans esprit critique, bref,  je ne veux pas continuer ma vie dans un Maroc sans horizons, un Maroc qui encourage la stupidité.

La génération marocaine  que l’on est se démerde depuis toujours dans un pays qui est en panne. Heureusement, on a des idées tout le temps, partout, on a une imagination débordante et sans limite pour monter de nouvelles boites, de nouvelles astuces, de nouveaux projets, Se rencontrer, s’associer, fusionner, créer, échanger, partager. On ne sait pas toujours très bien ce qu’on fait, mais on le fait simplement, avec toute la foi qu’on a en notre génération mais pas en notre pays,  pis encore en notre chère patrie.

C’est pour cela que je sollicite avec un fort espoir une acceptation de ma demande dans les plus brefs délais  et dans l’attente, veuillez accepter excellence Ambassadeur, l’expression de ma très haute considération.

                                                                                                            Un Marocain Rêveur  


lundi 24 novembre 2014

Lettre à Mon-EX





Lettre à Mon-EX







 "Ne regardons jamais en arrière avec colère ou en avant avec peur, mais autour de nous avec attention"
James Thurber



Me voilà revenir après une longue période d’absence, une année et demi  de rupture avec mon violon d’Ingres l’écriture, une période de jeûne assez originale qui impose comme une seule et unique règle de jeu : l’interdiction formelle de prendre mon stylo bill et se retrouver face à la fameuse feuille blanche. Une période d’ignorance de tout ce qui m’entoure d’évènements de ce monde, une fuite d’un lâche face à un ennemi,  à cette réalité assez sauvage et cruelle .je cherche désespérément une flamme d’inspiration qui fait défaut en moi sans s’y retrouver, est ce que je n’arrive pas à écrire ou je ne veux pas ? Je suis dans le dilemme, je ne peux pas écrire en craignant  que mes textes n’aient pas le sens que je veux adresser à mes lecteurs  ou ne leurs  faisaient pas utiles, comme je ne veux pas écrire aussi pour éviter l’influence implicite de mes calvaires  sur le fond de mes textes.


À chaque moment, évènement ou un geste qui impose une mobilisation de réflexion, Le devoir d’écrire fait appel de ses membres, je répondais toujours absent, je suis toujours ce membre fainéant  et absorbé par les va et viens de cette vie, bien qu’aujourd’hui fait de l’exception, je confirme ma présence dans cette scène tellement bouleversante et  j’ose enfin d’ouvrir une nouvelle page et de commencer ce nouvel ère de s’exprimer librement, sans contrôle et sans censure  pour se vider, pour se retrouver dans cet immense labyrinthe. 

Par quoi nous devrions commencer un écrit destiné formellement à une ex ? à une personne qui appartient à notre passé ?  à une personne avec qui on a planifié ensemble  toute une vie à partager ? à une personne avec qui on a rêvé de fonder une famille, de faire des enfants, et de faire réussir nos vies comme deux lignes qui vont en parallèle, on réussira, on rira et on pleura ensemble. A cet instant, ou j’impute ces premiers phrases la réponse toujours m’échappe, et je vais cesser d’ailleurs de la chercher, je vais faire  jouir mon stylo de la liberté dont je me jouis aussi pour s’évader librement, et de s’exprimer sans censure ni contrôle, de quoi que ce soit, car enfin de compte, je suis LIBRE. Je vais t’appeler mon-ex, même si sincèrement je n’aime pas beaucoup ce surnom, il fait mal a toutes ces beaux moments qu’on a partagé ensemble, il les abime dans nos mémoires, les fracasse pour notre entourage, il les détruits tout simplement. Sauf qu’une Mais s’impose aujourd’hui, la situation exige, tout est fini entre nous, fini les longues nuits ou je t’appelle et te dire à la fin bonne nuit je t’aime, fini les longues heures de la discussion instantanée sur Whatsapp en marchant, en mangeant et même en conduisant ce qui me fait tellement rire lorsque je l’ai rappelé., fini les rendez-vous d’amoureux au café, fini les belles paroles, fini les messages d’amour que je l’ai écris grâce a une magique inspiration qui me sautais au cerveau, fini aussi la galanterie qui reste quelque chose d’étrange dans notre culture  mais que je faisais pour toi  avec beaucoup de fierté, de passion mais surtout d’amour ; Tout est fini entre nous. C’est le moment de faire les adieux car ce qui nous a lié ça fait quatre mois arrive à son échéance. Toute histoire et toute chose dans cette courte vie a une fin et nous n’avons que subir cette fin avec un cœur plein de courage et de patience.  


Notre engagement était exemplaire, nous avons bâti une belle relation qui se base sur le respect mutuel, l’amour avec un déséquilibre un petit peu flagrant, la sincérité et la franchise. Nous étions unis et amoureux pendant une courte durée, j’étais de ma part heureux et satisfait, un nouveau souffle intrigue mon univers et je m’en jouissais pour exploser mes talents d’amoureux que je suis. Hélas ! C’était seulement pour une courte durée. Ton passé remonte malheureusement en surface, il a tout bouleversé, les souvenirs, les émotions et les sentiments reviennent avec force, Un souvenir reste donc gravé en nous par la force des émotions qui l’accompagnent ainsi que par la manière dont nous avons pu ou non lui donner du sens. Tout ce que nous vivons, la plus légère impression jusqu’a la plus grande douleur, s’inscrit sur le disque de cire de notre mémoire. Nous étions séparés donc à cause du passé, qui redevient brusquement un présent  qui s’impose, je t’ai libéré donc de mon cage d’engagement avec moi pour rejoindre celui de ton bonheur et de ton amour vrai.  Je ne vais pas me permettre ni d’être un frein à ton bonheur ni être une raison pour regretter chaque jour qu’on a vis ensemble.


De ma part, je serai franc avec toi comme je l’étais toujours, certes je t’ai aimé mais je n’étais plus confiant dans notre avenir, ce n’était pas un amour comme je l’ai découvrit après notre séparation, mais c’était un attachement, un besoin d’une personne de certains caractères à qui on confesse nos choses intimes, et  qu’on ne peut pas les raconter a tout le monde.je me suis attaché à toi, cependant, je tiens toujours dans mon esprit que aujourd’hui ou demain on ne vas plus rester ensemble c’était quelque chose d’évident et sure pour moi, c’était une fatalité,  la preuve je n’ai jamais raconté a personne quoi que ce soit sur ma  relation avec toi, je ne peux pas raconter à quelqu’un à qui j’ai de l’estime et de la considération une chose dont je ne suis pas sure ni confiant dans sa concrétisation. Ce qui nous a lié durant ces quatre beaux mois est seulement le besoin d’oublier, oui c’est dur comme constat, mais c’est de la réalité, toi tu avais besoin d’oublier ton passé et ses souffrances j’étais une roue de secours pour que tu pourras continuer tranquillement ton chemin de vie, et d’une autre part il y a  moi qui avais besoin d’oublier mon statut de célibataire et de vivre un amour pour la première fois. Par contre, j’étais totalement dévoué à notre relation, je n’ai jamais pu voir une autre fille que toi, j’avais un sentiment de fidélité extraordinaire à notre union, j’ai laissé tomber mes relations d’amitié avec mes amies, je provoque n’importe motif pour éviter de les voir afin de ne pas susciter ta jalousie, je pense à toi toute la journée, je m’inquiète beaucoup lorsque tu me dis que tu n’es pas bien ou que tu es malade, j’attends la fin de la journée pour pourvoir te parler à l’aise, je te raconte mon quotidien en détail, je t’ai considéré comme une deuxième partie de moi………….


Tu sais le pire, ce n’est pas tellement de ne plus te voir tous les weekends, de ne plus entendre ta voix me murmurer de belles choses ou encore de voir ton sourire s’illuminer. de ne plus voir ton nom s'afficher sur l'écran de mon portable, de ne plus me réveiller et trouver un message de toi. Non le pire c'est de savoir que tout ceci c'est un autre que moi qui l'a. C'est pas tant de t'avoir perdu qui me rend triste, c'est que tout ce qui faisait nos rituels, tout ce que l'on a construit pour faire de notre histoire quelque chose d'inoubliable, tu risqueras  de la faire avec quelqu’un qui ne méritera pas.


Ce que je vais retenir de notre relation c’est la journée du 27 Octobre c’était une journée inoubliable pour moi, c’est une journée historique, ce n’est pas parce que c’était notre dernier jour d’engagement non car je me suis attendu à cette phrase ou tu me dis qu’on ne peut pas continuer, mais parce que il va toujours me rappeler une chose que j’ai eu le courage de la faire pour une première fois, et dont elle me fait rire  à chaque fois que je me rappelle d’elle, c’est le moment où je me suis dirigé vers la nature  et  j’ai mis dans un grand feu tout ce qui nous a relié ensemble un jour  : des feuilles de brouillon ou j’écris les messages que je t’envoie, un cahier de mémoire ou j’ai noté  nos beaux souvenirs, mais surtout un cadeau que j’ai commandé de le concevoir a une amie depuis 2 mois et que j’ai eu l’intention de te l’offrir au moment de notre prochain rendez-vous, si j’utilise tous les dictionnaires du monde je n’arrive pas à te décrire ce que j’ai ressenti ce jour-là. Oui mon-ex j’ai eu le courage de tout bruler. Tes lettres. Tes mots. Tes photos. J'ai tout mis dans un grand feu de joie. J’ai dit au revoir à ton amour et tes promesses. J'ai brulé mon journal rempli de ton nom. Je suis resté tout le temps que le feu brulait. Je ne l'ai pas quitté des yeux jusqu'à la dernière flamme. J'ai mis toute mes dernières volontés pour éteindre les dernières braises. Et j'ai jeté les cendres dans le lac. En les jetant j'ai pensé qu'il faudrait aussi jeter les souvenirs, ceux qui restés encore dans mon cœur. Alors assis sur le ponton en bois je me suis laissé aller, en promettant au vent de ne plus jamais y penser. De ne plus jamais me souvenir de ta peau, de ton odeur, de tes sourires. De toutes ces choses qui faisait de toi l'être indispensable,  irremplaçable. Seulement il a fallu retourner à ta ville qui est la mienne. Il a fallu passer par ton quartier pour rejoindre chez moi. Mais notre ville, je ne pouvais pas la bruler, pas la jeter, pas l'effacer. Seul souvenir de nous encore debout a l'heure actuelle. 


Je te remercie parce que tu m’as laissé tomber en paix, sans souffrances ni de mal, Il ne suffit pas d'être gentil, ou même attentionné pour être aimé. Il ne suffit pas d'afficher une belle apparence et de paraître irréprochable pour être envier. Comme il ne suffit pas de dire je t'aime pour prouver qu'on aime. Et comme il dit Paulo Coelho : L’amour n’est pas seulement un sentiment, c’est un art. Et comme tous les arts, l’inspiration ne lui suffit pas, il faut aussi beaucoup de travail.


Je vais te laisser vivre en paix et Je vais te souhaiter tout le bonheur du Monde avec ton futur conjoint, ton futur partenaire d’avenir, de ma part, je ne regrette rien, ni mes moments de bonheur que j’ai ressenti ni ceux de la tristesse, ni le temps qu’on a passé ensemble. J’ai beaucoup appris de notre histoire, et sache bien que j’ai tout enterré à cette journée du 27 et que  depuis, je ne ressens RIEN envers ta personne, sauf mes sentiments de considération et de respect que je vais te vouer tout au long de mon existence dans cette terre.


Je serai toujours à tes cotés
Au revoir Mon Ex
                                                Adieu Notre amour, adieu notre avenir
         Vivre l’amour vrai
      et vivre la liberté ……
           
                                    LABIAD HAMID GARCIA MARQUEZ

                                                            Meknès le 29 Octobre 2014 a 20h30

dimanche 17 février 2013

Lettre à mon Pays


           


       Aujourd’hui est un nouveau jour qui s’annonce dans ma vie, un matin identique aux précédents, les rayons du soleil traversent ma petite fenêtre de chambre, le vent  siffle et fait bouger les quelques arbres de notre petite rue ; c’est l’hiver, il fait froid comme il fait aussi beau dans le plus (Beau) du monde.je me lève heureusement sur le gazouillement des oiseaux et non pas sur le sonnerie de mon portable, Encore une fois les barreaux de ma cellule  ne cessent pas de m’enfermer et ainsi  m’empêcher de toucher mes rêves aux doigts.je suis toujours ce jeune détenu dans une grande prison qui s’appelle le Pays du Maroc. Cette fois ci j’aurai toute l’audace du Monde pour exiger aux savants des langues d’ajouter une nouvelle définition, au mot PRISON :celle de toute situation, condition, et état qui empêche, entrave et interdit toute sorte de désir, d’ambition, de motivation, de changement pour réaliser le rêve d’un être humain.la prison ce n’est pas seulement un lieu où sont détenus les personnes condamnées a une peine privative de liberté, Non, c’est un symbole de tout ce qui tient enfermé, contraint, fait perdre la liberté : La Prison de la Famille, La Prison du Mariage, La Prison des Coutumes, La Prison de La Peur,…..etc. Le Pourquoi de cette lettre ? Une évidence, c’est de s’exprimer, de faire entendre ma voix même discrètement sur tout ce qui me touche en tant qu’un prisonnier parmi des millions de notre cher pays, un prisonnier avec des rêves, des objectifs multiples, simples et clairs, peuvent êtres ,mais qui sont toujours placés au statut QUO.

Ô pays

Ton choix comme destinataire pour la présente lettre n'est plus le fruit du hasard ni d'une envie fugace  et éphémère dans le temps, c’est une décision qui inspire sa pure légitimité de mon vécu, de mes calvaires  et de mes extases dans cette partie de terre. La feuille blanche est toujours vide, je me suis retrouvé en dilemme !!! Ecrire quoi en juste, écrire sur mon rêve de se loger dans un pays ou le citoyen est un être humain, un citoyen qui agit en liberté d'expression sans censure et sans directives, un pays ou je me sens tellement utile à entreprendre des choses qui me font plaisir, qui me procurent l'estime du soi, la dignité, la paix interne. Un pays où la qualité des soins sanitaires est un droit et non pas un privilège, un pays avec un système d'enseignement accessible  et ouvert à tous les âges et à toutes les catégories sociales, un pays avec, avec et avec telle et telle chose .......bon  j'écris pour toi mon pays pour te dire simplement que tu ne veux pas de moi, et moi non plus, j’écris pour te demander de  me laisser vivre en paix, ailleurs bien sûr en franchisant tes barreaux sans retour, sans penser de faire un pas de recul, sans besoin de subir les vexations et les humiliations de les gens qui te dirigent, sans besoin de supporter les sottises de tes citoyens et leurs Sourires factices qui me suffoquent, écrire, c’est mettre en ordre ses obsessions, te quitter c'était une obsession qui me loge, une sorte de folie qui me travaillait jour et nuit, mais comment s'en sortir, comment en finir avec l'humiliation? Comment rester dans un pays ou l'espèce humaine se valorise par son patrimoine  matériel? Comment quitter cette terre-bagne qui ne veut plus de ses enfants, qui mets tous les bâtons face à la réalisation de leurs rêves aussi simples et naïfs qu'ils soient? Désolé mon cher pays, en t'écrivant cette longue lettre je mets fin à cette épisode de ma vie ou j'étais ce simple suiveur parmi des millions au sein d'un grand troupeau aveugle, sans direction, sans avenir, sans esprit critique Sans discernement, Pour te dire enfin : à dieu.....


                    Je ne sais pas si quelqu'un eu ce sentiment ou toutes les portes se repoussent en face, et les quatre  mûres étouffent votre souffle, il ne reste qu'une petite fenêtre qui laisse un peu de lumière traverse votre cellule, cette fenêtre c'est la flamme de l'espoir, c'est ma seule refuge et l'échappatoire pour s'extérioriser, pour se débarrasser de ces murs qui ne cesse pas de me suffoquer, de m'étouffer, je me sens fatigué et tellement épuisé, je m'allonge sur mon lit ,mes yeux  contemple avec indiscrétion la lumière sortant de ma fenêtre ,mes doigts gesticule  mon stylo et mon esprit s'éloigne ailleurs .....le sommeil commence à m'envahir, en quelques minutes je réponds favorablement à son appel en ferment les yeux, je dors tranquillement sous le calme du lieu, soudain, je me suis bizarrement retrouvé au sein  d'une belle agglomération, où le moindre détail n'est pas laissé au hasard ,des hauts immeubles totalement vitrés ,des rues propres ou tout est plus grand, plus neuf et plus moderne ,Oooooouuups !!!!!!!  Le beau drapeau des Etats Unis d'Amérique qui flotte, enfiiiiin mon rêve de mettre les pieds sur la terre du nouveau monde se réalise, enfiiiin je suis libre. Sous l'onde du choc: j’avais la lèvre qui pendait; les yeux hagards face à l'étendu de la créativité de toute une nation, la foule marchait d'un pas pressé, se bousculait, envahissait les trottoirs, des personnes joviales qui se saluent entre eux facilement, des filles avec des yeux bleus  et d’une beauté époustouflante et naturelle, des propres voitures qui passent sagement sans aucun klaxonne. J’étais  choqué et mon état de choc s'accroissait au fur et à mesure de mes découvertes, je contemplais, bouche bée les gigantesques écrans  de pub qui affichent les résultats en temps réel des élections présidentielles dans les différentes régions  ,jetais un enfant sauvage abasourdi par tant de nouvelles découvertes.je me suis perdu, je ne sais plus ou aller ni où se diriger, je marche lentement, la peur au ventre et les jambes qui tremblent ,j'essaye de se calmer et de se contrôler le mieux possible que je pourrais, un panneau indiquant la direction d'une université me fait arrêter pour un moment ,je le suive, en se rendant sur le lieu indiqué ,après quelques pas je me suis retrouvé au sein d'un grand amphithéâtre et une foule d'étudiants de différentes générations, de race, et de nationalités qui partagent ce lieu sacré de connaissance avec harmonie ,la sensation perdue de l'étudiant me remonte en surface je la redécouvre après un absence de plus de trois ans ,finalement j'aurai l'occasion de continuer mon cursus d'études sans casse-tête et sans faux promesses  ,je contemple avec concentration l'intervention du conférencier, je note sur mon cahier les points essentiels, tout en posant des questions pour éclaircir d'autres, je participe d'une façon active au sujet du séminaire en discutant les différents points de vue ..........J'ouvre de plus en plus mes yeux et je suis de plus en plus déçu!!!!, je suis toujours dans mon lit, toujours face aux rayons de ma petite fenêtre, et coincé  entre ces quatre murs, J’étais dans un beau rêve ,Je voudrais croire, mais plus j'ouvre les yeux, plus je perds espoir, mon rêve n'était qu'un mirage dans un grand Sahara, je récupère ma réalité  d'un détenu dans une cellule, pour faire face à une vérité amère et insupportable: je suis toujours chez mon voleur des rêves, chez mon Maroc....


            Mon rêve c’est tellement simple et constant, je rêve d’un Pays ou la démocratie est partout, à la famille, à l’école, à l’université, à tous les organes de l’Etat sans exception, à l’économie comme aussi à la culture, je rêve d’un pays  moderne et des citoyens civilisés avec un attachement fort à leurs racines culturelles, je rêve du jour où j’entre dans une administration marocaine et je serai accueilli aimablement par les fonctionnaires avec un comportement équitable envers tous les citoyens sans soucier du statut social de tout un chacun.je rêve d’un système politique qui se soucie de l’intérêt publique et non pas le contraire, un système ou le poste publique est un tremplin pour bâtir notre patrie et non pas pour s’en profiter ou réaliser des fortunes. Mon rêve c’est de voir tous les enfants de mon pays accèdent à l’école sans restrictions de n’importe quelle nature parce que l’accès à l’école est une obligation et non pas du facultatif.je rêve d’un système éducatif qui promouvoir l’esprit créatif chez nos élèves et non pas un système pour former des idiots qui ne savent que d’apprendre et réciter sans comprendre le pourquoi et le besoin des choses……

Ma montre affiche 02h20, c’est la nuit, je n’arrive pas encore à conjuguer le verbe dormir, c’est impossible cette nuit, mille pensées chamboulent mon esprit autour de l’inévitable dilemme : faut-il partir ? Faut-il rester ?,je ne sais pas moi-même, en lisant le roman d’un écrivain libanais dont voici une partie, mon dilemme s’accentue :( lorsque dans ta cité ,les horizons se rétrécissent ,et que tu doutes de ne plus pouvoir gagner ta vie, pars car la terre de Dieu est vaste, en longitudes comme en latitudes… ……..tu crois prescrire le remède, alors que tu viens de designer le mal-lui-même ! Si le pays est tombé si bas, c’est justement parce que tant de des enfants cherchent de le quitter plutôt que de chercher à le reformer. Moi, j’ai besoin de me trouver au milieu des miens, pour qu’ils partagent mes joies quand je suis joyeux, et me consolent quand je suis dans la détresse…..).

Je laisse mon Allah  me guider pour choisir la bonne décision et je retourne à ma cellule pour terminer mon Roman.
    

                                A Dieu Mon pays ………………


Labiad Hamid Garcia Marquez
Le 24 Novembre 2012

dimanche 4 novembre 2012

Lettre à Une âme Unique : (Première Partie)



« Le temps confirme l'amitié. » de Henri Lacordaire



J’espère que tu te portes bien, Le devoir d’amitié qui nous a fortement relié depuis cinq ans m’interpelle violement , je savais  que tu étais si impatiente en attendant le  moment où tu te trouveras face à  cette longue lettre, je m’excuse pour mon grand retard, c’était hors de moi, mais  ma forte considération pour le destinataire que tu étais l’exige ,c’est pourquoi aujourd’hui j’ai ressenti le besoin d’adresser mon présent écrit à toi ma chère amie et encore une quatrième fois face à une feuille vierge, qui me fait rappeler de sa propre façon le poids de son destinataire dans ma vie . L’acte de braver la feuille blanche pour  t’écrire chaque mot dedans est un pas difficile à franchir, un courage et une responsabilité à assumer .je me sens tellement perdu que j’ai voulu renoncer, des questionnements et des angoisses chamboulent mon esprit, pourrai-je-t-il être fidèle à mon soi dans le choix de chaque expression de cette lettre ?, quelle sera ta réaction vis-à-vis de son contenu ? Et par conséquent sur l’avenir de notre relation d’amitié ? Seras-tu capable de déchiffrer les messages que j’ai voulu te passer derrière les lignes ? Le faite de réfléchir dans les réponses me fait peur, et me perdre tous les moyens.la preuve c’est mon brouillon ou je ne cesse pas de ramer, patiner, effacer et raturer. C’est dur  tout ça, Je ne sais pas réellement si j’aurai la force pour continuer jusqu'à la fin ou non, mais je m’inspire de mon Allah toute ma confiance pour boucler ce que j’ai commencé.

 Cette lettre est une réponse simple à un besoin de t’exprimer et de te confesser tout ce qui circule dans mon âme avec toutes ses contradictions, ses angoisses, et son espièglerie vis-à-vis de toi, où j’essaye de faire dégager tous les non-dits de mon soi pour les traduire sous forme des mots et des phrases simples,mais permettez-moi, chère amie , avant de te dévoiler le sujet de la présente lettre, de te remercier énormément pour chaque précieuse  seconde que tu m’as consacré, pour chaque beau SMS que tu m’as écris, pour chaque appel ou tu as composé mon numéro, et pour chaque confidence que tu m’as confiée, tu étais tout le temps-là pour moi, même de loin ,je recevais tes mots, et Dieu sait à quel point ça me faisait plaisir, tes phrases, tes messages et tes paroles étaient des citations qui résonnaient en moi, ils adoucissent ma colère et apaisent mes douleurs .ta connaissance était toujours pour moi un cas d’école ou j’étais le petit élève  apprenant, et toi la professeur , tu m’as appris que la sincérité, le respect mutuel, la spontanéité, la serviabilité et la modestie, sont les fondements d’une amitié forte. Tu m’as appris aussi qu’Une vraie amie sera toujours là, peu importe l'heure où la situation. Juste sa présence peut nous rendre le sourire. Avec cette personne, chaque moment prend de l'importance dans notre vie. Une vraie amie nous apprend et nous fait réaliser des choses, nous réveille quand il le faut et nous tend la main pour affronter les étapes les  plus dures de la vie. Cette personne très chère à nos yeux accepte nos décisions, nous comprends et  prends toujours en considération notre point de vue, Malgré les gaffes qu'on peut faire et les disputes qui peuvent arriver, on reviendra toujours l'un vers l'autre, car Une vraie amitié dure éternellement. Elle connait des virgules mais jamais de point final.
Tu m’as appris certainement qu’un ami, c'est un être qui ne doute jamais de vous, qui ne vous demande rien et qui est prêt à tout vous donner... C'est un cœur large qui oublie et pardonne.. Un ami,  c'est la perle rare au fond des mers. J’ai admire en vous ma chère amie votre forte personnalité, malgré les coups durs ou de la vie que tu as subi, car être une personne forte c’est rayonner de bonheur quand on est malheureux. C'est essayer de pardonner à quelqu'un qui ne mérite pas le pardon. C'est donner sans retour. C'est rester calme en plein désespoir. C'est être joyeux quand on ne l'est pas. C'est sourire quand on a envie de pleurer. C'est faire rire quand on a le cœur en morceaux. C'est se taire quand l'idéal serait de crier à tous son angoisse. C'est consoler quand on a besoin d'être consolé soi-même..

Chère amie, je te demande le pardon, le talent d'écrivain m'a trahis cette fois ci, je me suis retrouvé  pour une première fois incapable de continuer la rédaction d’une lettre !!!!!! Malgré ma forte motivation, et tout mon enthousiasme, hélas c'est plus fort que moi, la situation de dilemme que je vécu ces jours m’impose ce choix amère, c’est pourquoi que je vais me contenter cette fois ci avec une première partie pour laisser la deuxième a une date très prochaine. j'espère que les mots que je viens de les Imputer sur cette lettre arrivent en quelque sortes à t'exprimer mes forts sentiments de respect, de considération, d’amour innocent, et d'amitié que je te voue depuis le premier jour de notre amitié, et je laisse notre avenir s’occupera du reste de cette lettre.

                       A la Prochaine deuxième partie Inchallaah ……….


                Labiad Hamid Garcia Marquez
                                              Dimanche 2 Septembre 2012