dimanche 17 février 2013

Lettre à mon Pays


           


       Aujourd’hui est un nouveau jour qui s’annonce dans ma vie, un matin identique aux précédents, les rayons du soleil traversent ma petite fenêtre de chambre, le vent  siffle et fait bouger les quelques arbres de notre petite rue ; c’est l’hiver, il fait froid comme il fait aussi beau dans le plus (Beau) du monde.je me lève heureusement sur le gazouillement des oiseaux et non pas sur le sonnerie de mon portable, Encore une fois les barreaux de ma cellule  ne cessent pas de m’enfermer et ainsi  m’empêcher de toucher mes rêves aux doigts.je suis toujours ce jeune détenu dans une grande prison qui s’appelle le Pays du Maroc. Cette fois ci j’aurai toute l’audace du Monde pour exiger aux savants des langues d’ajouter une nouvelle définition, au mot PRISON :celle de toute situation, condition, et état qui empêche, entrave et interdit toute sorte de désir, d’ambition, de motivation, de changement pour réaliser le rêve d’un être humain.la prison ce n’est pas seulement un lieu où sont détenus les personnes condamnées a une peine privative de liberté, Non, c’est un symbole de tout ce qui tient enfermé, contraint, fait perdre la liberté : La Prison de la Famille, La Prison du Mariage, La Prison des Coutumes, La Prison de La Peur,…..etc. Le Pourquoi de cette lettre ? Une évidence, c’est de s’exprimer, de faire entendre ma voix même discrètement sur tout ce qui me touche en tant qu’un prisonnier parmi des millions de notre cher pays, un prisonnier avec des rêves, des objectifs multiples, simples et clairs, peuvent êtres ,mais qui sont toujours placés au statut QUO.

Ô pays

Ton choix comme destinataire pour la présente lettre n'est plus le fruit du hasard ni d'une envie fugace  et éphémère dans le temps, c’est une décision qui inspire sa pure légitimité de mon vécu, de mes calvaires  et de mes extases dans cette partie de terre. La feuille blanche est toujours vide, je me suis retrouvé en dilemme !!! Ecrire quoi en juste, écrire sur mon rêve de se loger dans un pays ou le citoyen est un être humain, un citoyen qui agit en liberté d'expression sans censure et sans directives, un pays ou je me sens tellement utile à entreprendre des choses qui me font plaisir, qui me procurent l'estime du soi, la dignité, la paix interne. Un pays où la qualité des soins sanitaires est un droit et non pas un privilège, un pays avec un système d'enseignement accessible  et ouvert à tous les âges et à toutes les catégories sociales, un pays avec, avec et avec telle et telle chose .......bon  j'écris pour toi mon pays pour te dire simplement que tu ne veux pas de moi, et moi non plus, j’écris pour te demander de  me laisser vivre en paix, ailleurs bien sûr en franchisant tes barreaux sans retour, sans penser de faire un pas de recul, sans besoin de subir les vexations et les humiliations de les gens qui te dirigent, sans besoin de supporter les sottises de tes citoyens et leurs Sourires factices qui me suffoquent, écrire, c’est mettre en ordre ses obsessions, te quitter c'était une obsession qui me loge, une sorte de folie qui me travaillait jour et nuit, mais comment s'en sortir, comment en finir avec l'humiliation? Comment rester dans un pays ou l'espèce humaine se valorise par son patrimoine  matériel? Comment quitter cette terre-bagne qui ne veut plus de ses enfants, qui mets tous les bâtons face à la réalisation de leurs rêves aussi simples et naïfs qu'ils soient? Désolé mon cher pays, en t'écrivant cette longue lettre je mets fin à cette épisode de ma vie ou j'étais ce simple suiveur parmi des millions au sein d'un grand troupeau aveugle, sans direction, sans avenir, sans esprit critique Sans discernement, Pour te dire enfin : à dieu.....


                    Je ne sais pas si quelqu'un eu ce sentiment ou toutes les portes se repoussent en face, et les quatre  mûres étouffent votre souffle, il ne reste qu'une petite fenêtre qui laisse un peu de lumière traverse votre cellule, cette fenêtre c'est la flamme de l'espoir, c'est ma seule refuge et l'échappatoire pour s'extérioriser, pour se débarrasser de ces murs qui ne cesse pas de me suffoquer, de m'étouffer, je me sens fatigué et tellement épuisé, je m'allonge sur mon lit ,mes yeux  contemple avec indiscrétion la lumière sortant de ma fenêtre ,mes doigts gesticule  mon stylo et mon esprit s'éloigne ailleurs .....le sommeil commence à m'envahir, en quelques minutes je réponds favorablement à son appel en ferment les yeux, je dors tranquillement sous le calme du lieu, soudain, je me suis bizarrement retrouvé au sein  d'une belle agglomération, où le moindre détail n'est pas laissé au hasard ,des hauts immeubles totalement vitrés ,des rues propres ou tout est plus grand, plus neuf et plus moderne ,Oooooouuups !!!!!!!  Le beau drapeau des Etats Unis d'Amérique qui flotte, enfiiiiin mon rêve de mettre les pieds sur la terre du nouveau monde se réalise, enfiiiin je suis libre. Sous l'onde du choc: j’avais la lèvre qui pendait; les yeux hagards face à l'étendu de la créativité de toute une nation, la foule marchait d'un pas pressé, se bousculait, envahissait les trottoirs, des personnes joviales qui se saluent entre eux facilement, des filles avec des yeux bleus  et d’une beauté époustouflante et naturelle, des propres voitures qui passent sagement sans aucun klaxonne. J’étais  choqué et mon état de choc s'accroissait au fur et à mesure de mes découvertes, je contemplais, bouche bée les gigantesques écrans  de pub qui affichent les résultats en temps réel des élections présidentielles dans les différentes régions  ,jetais un enfant sauvage abasourdi par tant de nouvelles découvertes.je me suis perdu, je ne sais plus ou aller ni où se diriger, je marche lentement, la peur au ventre et les jambes qui tremblent ,j'essaye de se calmer et de se contrôler le mieux possible que je pourrais, un panneau indiquant la direction d'une université me fait arrêter pour un moment ,je le suive, en se rendant sur le lieu indiqué ,après quelques pas je me suis retrouvé au sein d'un grand amphithéâtre et une foule d'étudiants de différentes générations, de race, et de nationalités qui partagent ce lieu sacré de connaissance avec harmonie ,la sensation perdue de l'étudiant me remonte en surface je la redécouvre après un absence de plus de trois ans ,finalement j'aurai l'occasion de continuer mon cursus d'études sans casse-tête et sans faux promesses  ,je contemple avec concentration l'intervention du conférencier, je note sur mon cahier les points essentiels, tout en posant des questions pour éclaircir d'autres, je participe d'une façon active au sujet du séminaire en discutant les différents points de vue ..........J'ouvre de plus en plus mes yeux et je suis de plus en plus déçu!!!!, je suis toujours dans mon lit, toujours face aux rayons de ma petite fenêtre, et coincé  entre ces quatre murs, J’étais dans un beau rêve ,Je voudrais croire, mais plus j'ouvre les yeux, plus je perds espoir, mon rêve n'était qu'un mirage dans un grand Sahara, je récupère ma réalité  d'un détenu dans une cellule, pour faire face à une vérité amère et insupportable: je suis toujours chez mon voleur des rêves, chez mon Maroc....


            Mon rêve c’est tellement simple et constant, je rêve d’un Pays ou la démocratie est partout, à la famille, à l’école, à l’université, à tous les organes de l’Etat sans exception, à l’économie comme aussi à la culture, je rêve d’un pays  moderne et des citoyens civilisés avec un attachement fort à leurs racines culturelles, je rêve du jour où j’entre dans une administration marocaine et je serai accueilli aimablement par les fonctionnaires avec un comportement équitable envers tous les citoyens sans soucier du statut social de tout un chacun.je rêve d’un système politique qui se soucie de l’intérêt publique et non pas le contraire, un système ou le poste publique est un tremplin pour bâtir notre patrie et non pas pour s’en profiter ou réaliser des fortunes. Mon rêve c’est de voir tous les enfants de mon pays accèdent à l’école sans restrictions de n’importe quelle nature parce que l’accès à l’école est une obligation et non pas du facultatif.je rêve d’un système éducatif qui promouvoir l’esprit créatif chez nos élèves et non pas un système pour former des idiots qui ne savent que d’apprendre et réciter sans comprendre le pourquoi et le besoin des choses……

Ma montre affiche 02h20, c’est la nuit, je n’arrive pas encore à conjuguer le verbe dormir, c’est impossible cette nuit, mille pensées chamboulent mon esprit autour de l’inévitable dilemme : faut-il partir ? Faut-il rester ?,je ne sais pas moi-même, en lisant le roman d’un écrivain libanais dont voici une partie, mon dilemme s’accentue :( lorsque dans ta cité ,les horizons se rétrécissent ,et que tu doutes de ne plus pouvoir gagner ta vie, pars car la terre de Dieu est vaste, en longitudes comme en latitudes… ……..tu crois prescrire le remède, alors que tu viens de designer le mal-lui-même ! Si le pays est tombé si bas, c’est justement parce que tant de des enfants cherchent de le quitter plutôt que de chercher à le reformer. Moi, j’ai besoin de me trouver au milieu des miens, pour qu’ils partagent mes joies quand je suis joyeux, et me consolent quand je suis dans la détresse…..).

Je laisse mon Allah  me guider pour choisir la bonne décision et je retourne à ma cellule pour terminer mon Roman.
    

                                A Dieu Mon pays ………………


Labiad Hamid Garcia Marquez
Le 24 Novembre 2012

dimanche 4 novembre 2012

Lettre à Une âme Unique : (Première Partie)



« Le temps confirme l'amitié. » de Henri Lacordaire



J’espère que tu te portes bien, Le devoir d’amitié qui nous a fortement relié depuis cinq ans m’interpelle violement , je savais  que tu étais si impatiente en attendant le  moment où tu te trouveras face à  cette longue lettre, je m’excuse pour mon grand retard, c’était hors de moi, mais  ma forte considération pour le destinataire que tu étais l’exige ,c’est pourquoi aujourd’hui j’ai ressenti le besoin d’adresser mon présent écrit à toi ma chère amie et encore une quatrième fois face à une feuille vierge, qui me fait rappeler de sa propre façon le poids de son destinataire dans ma vie . L’acte de braver la feuille blanche pour  t’écrire chaque mot dedans est un pas difficile à franchir, un courage et une responsabilité à assumer .je me sens tellement perdu que j’ai voulu renoncer, des questionnements et des angoisses chamboulent mon esprit, pourrai-je-t-il être fidèle à mon soi dans le choix de chaque expression de cette lettre ?, quelle sera ta réaction vis-à-vis de son contenu ? Et par conséquent sur l’avenir de notre relation d’amitié ? Seras-tu capable de déchiffrer les messages que j’ai voulu te passer derrière les lignes ? Le faite de réfléchir dans les réponses me fait peur, et me perdre tous les moyens.la preuve c’est mon brouillon ou je ne cesse pas de ramer, patiner, effacer et raturer. C’est dur  tout ça, Je ne sais pas réellement si j’aurai la force pour continuer jusqu'à la fin ou non, mais je m’inspire de mon Allah toute ma confiance pour boucler ce que j’ai commencé.

 Cette lettre est une réponse simple à un besoin de t’exprimer et de te confesser tout ce qui circule dans mon âme avec toutes ses contradictions, ses angoisses, et son espièglerie vis-à-vis de toi, où j’essaye de faire dégager tous les non-dits de mon soi pour les traduire sous forme des mots et des phrases simples,mais permettez-moi, chère amie , avant de te dévoiler le sujet de la présente lettre, de te remercier énormément pour chaque précieuse  seconde que tu m’as consacré, pour chaque beau SMS que tu m’as écris, pour chaque appel ou tu as composé mon numéro, et pour chaque confidence que tu m’as confiée, tu étais tout le temps-là pour moi, même de loin ,je recevais tes mots, et Dieu sait à quel point ça me faisait plaisir, tes phrases, tes messages et tes paroles étaient des citations qui résonnaient en moi, ils adoucissent ma colère et apaisent mes douleurs .ta connaissance était toujours pour moi un cas d’école ou j’étais le petit élève  apprenant, et toi la professeur , tu m’as appris que la sincérité, le respect mutuel, la spontanéité, la serviabilité et la modestie, sont les fondements d’une amitié forte. Tu m’as appris aussi qu’Une vraie amie sera toujours là, peu importe l'heure où la situation. Juste sa présence peut nous rendre le sourire. Avec cette personne, chaque moment prend de l'importance dans notre vie. Une vraie amie nous apprend et nous fait réaliser des choses, nous réveille quand il le faut et nous tend la main pour affronter les étapes les  plus dures de la vie. Cette personne très chère à nos yeux accepte nos décisions, nous comprends et  prends toujours en considération notre point de vue, Malgré les gaffes qu'on peut faire et les disputes qui peuvent arriver, on reviendra toujours l'un vers l'autre, car Une vraie amitié dure éternellement. Elle connait des virgules mais jamais de point final.
Tu m’as appris certainement qu’un ami, c'est un être qui ne doute jamais de vous, qui ne vous demande rien et qui est prêt à tout vous donner... C'est un cœur large qui oublie et pardonne.. Un ami,  c'est la perle rare au fond des mers. J’ai admire en vous ma chère amie votre forte personnalité, malgré les coups durs ou de la vie que tu as subi, car être une personne forte c’est rayonner de bonheur quand on est malheureux. C'est essayer de pardonner à quelqu'un qui ne mérite pas le pardon. C'est donner sans retour. C'est rester calme en plein désespoir. C'est être joyeux quand on ne l'est pas. C'est sourire quand on a envie de pleurer. C'est faire rire quand on a le cœur en morceaux. C'est se taire quand l'idéal serait de crier à tous son angoisse. C'est consoler quand on a besoin d'être consolé soi-même..

Chère amie, je te demande le pardon, le talent d'écrivain m'a trahis cette fois ci, je me suis retrouvé  pour une première fois incapable de continuer la rédaction d’une lettre !!!!!! Malgré ma forte motivation, et tout mon enthousiasme, hélas c'est plus fort que moi, la situation de dilemme que je vécu ces jours m’impose ce choix amère, c’est pourquoi que je vais me contenter cette fois ci avec une première partie pour laisser la deuxième a une date très prochaine. j'espère que les mots que je viens de les Imputer sur cette lettre arrivent en quelque sortes à t'exprimer mes forts sentiments de respect, de considération, d’amour innocent, et d'amitié que je te voue depuis le premier jour de notre amitié, et je laisse notre avenir s’occupera du reste de cette lettre.

                       A la Prochaine deuxième partie Inchallaah ……….


                Labiad Hamid Garcia Marquez
                                              Dimanche 2 Septembre 2012







samedi 4 août 2012

Lettre à Mon Docteur


 Lettre à Mon Docteur 





Si dans la médecine, nous suivons le déroulement une grossesse à travers le petit écran de l’échographie, le bilan de sante grâce aux analyses du sang et l’état du cœur à partir des fluctuations du cardiographe ,mes lettres sont l’âme-o-Graphie de mon état d’âme et l’unité de mesure de son constat, à travers lesquelles le lecteur détecte en jetant un coup d’œil sur mes rares hauts de la graphe des éléments clés tels que :les rêves, l’espoir, le bonheur, la bonne humeur et l’amour, comme il va détecter surement une linéation en bas pour longtemps de la même graphe qui témoigne mes moments de tristesse, les larmes que je verse, ma déception de la vie ,ma mélancolie ,la routine qui me tue chaque jour, le poison du stress au boulot qui va mettre fin à ma vie dans une date pas loin……,les outrages de l’autrui …en bref toute chose insupportable dans cette vie de courte durée. C’est pourquoi que dans chaque nouvelle lettre une question profonde de ma part s’impose, où les préoccupations majeures sont le sujet, les destinataires, les leçons à retenir derrières les lignes. L’écriture d’une lettre pour moi est toujours un calmant qui adoucie ma colère de la vie et apaise ma douleur, et encore une fois c’est une réponse simple à un besoin de me confesser à mes lecteurs.de partager avec eux mon vécu et des épisodes de ma vie.

            Ce matin, le son de mon réveil est tellement particulier, ce n’est plus de mon téléphone portable, mais celui d’un coq, Quel plaisir m’envahit en l’écoutant, vous pouvez donc facilement deviner le lieu et le temps, c’est le premier jour de mon Weekend chez ma grande mère à la campagne, je suis encore au  lit, sur l’écran d’accueil de mon Smartphone l’horloge indique 09h30 et a côté je remarque avec contentement le mot Saturday, enfin je respire l’air de la liberté, j’étais un détenu dans une prison particulière qui s’appelle La Routine. Durant ma période de détention hebdomadaire de cinq jour, je subis une panoplie de peines, à commencer par mon boulot ou le calibre du stress pèse lourd et son ombre me poursuive où je vais, la fatigue, les figures de visage que je vois chaque jour, mon chemin vers la maison ,l’heure de mon réveil, mon aspect vestimentaire avec la  cravate que je déteste, mon arrêt pour chercher un moyen de transport, le souci de mon repas le soir, le temps qui s’accélère, les remparts de la ville, la schizophrénie de la société ,l’avis des idiots des ignorants des hypocrites et des égoïstes, mes soucis  pour mon avenir, le temps que je perds au Facebook, ,….etc. j’ai le ras de bol et vraiment j’en ai marre de tout ça, à certains moments je me mettre en question et j’essaye de savoir où se réside le nœud du problème ? , est ce qu’une main sous la cachette manipule mon quotidien dans le futur proche et  ne cesse pas d’appuyer sur le bouton droit de la souris pour mettre simplement copier-coller à mes jours incluant ceux du weekend ???!!!!! Peu importe, je ne veux pas casser encore ma tête et gaspiller la moindre seconde de mon séjour de courte durée pour discuter à propos des choses que seul Allah peut les arranger.
            il est exactement 10h30, quand j’écris ce texte, allongé sur l’herbe humide à regarder le ciel bleu, les écouteurs de mon IPod sur mes oreilles, je jette un regard sur la beauté de la nature, je contemple avec une jalousie la joie des oiseaux, la marche des troupeaux dans les champs, un tableau naturel qui interpelle et fascine l’être et l’âme ,je ferme mes yeux, et je respire profondément l’air propre, ma tête est bourdonnante des pensées obscures, une vague de déception m’envahit et commence à circuler dans veines, c’est la première fois que le mot désespoir a autant de sens pour moi et devient une partie de mon existence, je suis fatigué de réfléchir, fatigué de devoir courir les routes et être seul comme un moineau sous la pluie, fatigué d’avoir jamais une deuxième âme pour parler, pour me dire où va et d’où vient ? Mais surtout je suis fatigué de toute la peine et la souffrance que je sens dans le monde.ma lettre d’aujourd’hui est la porte-parole de mon âme, où elle déclare officiellement son décès définitif en dépit des tentatives de sauvetage déployées tout au long de sa période de crise. À Dieu ma pauvre défunte âme, tu y étais si fragile que tu n’as pas pu faire face aux coups dur de ton destin, ni de résister à ses vents qui ont mis fin à l’étincelle d’espoir ton unique source de vie dans cette terre ronde. L’ouverture d’une enquête suivant cette crime s’impose, je porte le chapeau du commissaire pour une mission de trouver cet assassin de mon âme, je déchiffre avec une chagrin les éléments clés de l’affaire, enfin, mon enquête s’est achevé, des larmes aux yeux, on désignant un seul accusé, un seul responsable : c’est le Maroc mon pays natal, OUI, je confirme cette conclusion même c’est choquante et amère, mais elle reste une vérité simple enfin de compte.
Un jour durant mes périodes de crise, Le médecin m’a posé une  question normal, m’interrogeant sur mon cas, qui ce que t’as mon fils ? Qui ce qui te fait mal ? Je réponds avec un sang-froid et d’une lourde mélancolie :c’est Ma Patrie Docteur, qui me faisait mal !!!!!!!!!, de sa part, Monsieur le médecin, me contemple avec des grimaces de choc et d’étonnement, certainement, il cherche en me regardant, le pourquoi de mon cas si exceptionnel, si unique parmi les dossiers de sa petite cabinet, je confirme avec la sagesse de l’image : Oui mon docteur, ma patrie est la source de mes maux et de ma tristesse, je me rappelle d’une citation du Révolutionnaire Che Guevara : j’ai imaginé que la tristesse peut être une amie, mais j’ai jamais imaginé qu’elle soit une patrie ou on s’y loge, on s’y parle sa langue, et on s’y porte sa nationalité. Docteur ne me regarde pas comme ça s.v.p., je ne suis pas tellement un fils ingrat, je suis qu’une victime, un échantillon parmi des millions,  qui regarde toujours la vérité en face, certes  le Maroc m’a donné un toit, la vie, la sureté, le droit d’aller étudier,…..etc. grâce à lesquelles je m’exprime dans le texte d’aujourd’hui, mais la question qui se pose, par quelle manière ? Et de quelle qualité ?,j’ai vécu mon âge à entendre les promesses non tenus par les gens de la politique, du changement aveugle des décisions  selon les intérêts personnelles et du principe de règlement des comptes , de la défaillance des plans économiques, sociales, éducatifs ,sportives et culturelles, de la corruption dans tous les organes de l’administration, de l’énorme gap entre les couches sociales ou une minorité qui ne dépasse pas les 5% de la population contrôle plus de 80% de la fortune nationale alors que encore des milliers de foyers luttent de survivre mensuellement avec un salaire de 500 Dh ou moins.  Ça me faisait mal de voir un petit enfant de 6 ans dans la campagne, avec des rides sur son petit visage qui témoigne la dureté de la vie,  parcours un chemin de 5 ou 10 km à pieds, pour arriver à une classe ou les moindres conditions d’un bon apprentissage est quasiment inexistantes, de lire dans les medias que des femmes enceintes posent leurs bébés fragiles dans des couloirs sales de nos hôpitaux. Un Maroc prédateur qui dévalorise le citoyen, l’ignore le massacre et le rendre un con avec des grosses oreilles d’une bête grâce une panoplie de moyens : les télés qui affichent leurs créativité dans le lavage quotidien de nos cerveaux par leurs imbéciles questions, sitcoms, séries, pubs et  émissions, ouf ! J’ai oublié que votre principale Mission c’est d’imprégner aux marocains que la vie est en rose. Je vous dis simplement Stop ! Vous me faites de la Pitié, Vous ne diffusez que le ph négatif. Les partis politiques qui ne voient aux citoyens que des troupeaux de cons-électeurs à exploiter chaque fois qu’une date d’élection s’approche. Le système éducatif qui ne cesse de produire des cerveaux avec des diplômes de forts intitulés, mais d’un contenu pauvre et totalement en intersection avec les besoins du terrain. L‘instrumentalisation de la religion selon les besoins et les intérêts de l’Etat ou on assombrit toute une armada de directives qui servent de nous guider dans notre comportement quotidien pour s’en contenter d’appliquer quelques dizaines. Le Maroc des Bouzis qui sont nés que pour soumissionner et servir et un Maroc des élites et des nobles pour diriger, se conforter, jouir, et exploiter.  Mon pays est par excellence un très bon cas d’école malheureusement dans l’échec. Cependant en dépit de toutes ces maladresses et de ces chocs Mon Maroc est pionnier heureusement dans un domaine : c’est le premier exportateur mondial du Haschich, quelle fierté !!!!!.
Docteur, je vous ai mis dans le cadre des choses, je ne vous demande pas de me prescrire des médicaments pour mes maux, ni de me proposer un traitement spécial pour mon cas, je ne vous gêne pas, c’est hors de vous, je savais bien que c’est impossible ,mon rétablissements dépend fortement de décisions de toute une Etat dans le moyen et long terme, d’un changement radical de toute une mentalité, de toute une éducation et de toute une politique, mais une seule chose à retenir, c’est que je resterai toujours un être hyper-optimiste pour l’avenir de mon patrie, le Maroc, et son premier serviteur tant que c’est mon pays natal que je l’aime profondément .Merci mon docteur
Marocain et fier de l’être
                                               LABIAD Hamid Garcia Marquez
                                                                                  Le Samedi 21 Juillet 2012




dimanche 3 juin 2012

Lettre à Un SchiZo


Lettre à  Un SchiZo





Ce matin il fait beau, le soleil brille, et c’est un dimanche en plus, mon premier contact avec le monde c’était avec mon portable, Hélas !! il n’est pas humain, je le vérifie un geste habituel et incense, l’horloge indique 10h30, encore une fois il n’y avait aucun message, aucun appel, le monde ne se soucie plus de moi, c’est normal quand même, c’est la grasse matinée. Mon lit aussi est possessif, le matin il ne veut pas me laisser partir, je fonce, enfin je le quitte en se portant comme un charme. Apparemment, je vais passer toute la journée chez moi, je me gesticule en cherchant de combler mon temps libre, j’ai enraciné dans mes veines l’habitude de s’empresser à labourer dans cette terre en dépit que la journée soit du boulot ou de mon repos, l’essentiel c’est de s’envader de l’ennui et de la routine qui me tue chaque jour.je prépare un verre de thé pour remettre les méninges en place et je m’assoie devant ma petite table pour braver la feuille blanche sur laquelle je vais imputer les premiers mots d’une nouvelle lettre, d’un nouveau discours pour une personne spéciale.
Les rayons du soleil, la beauté du climat interpellaient mon être, je suis sorti de chez moi, je veux seulement que marcher, sillonner mon esprit pour trouver la manière adéquate d’exprimer tous ce qui circule dans ma tete.je contemple le va et viens des gens dont chacun d’eux possède sa propre histoire. Le vécu des gens était toujours le chargeur de mon batterie d’écrivain.je continuerai ma marche, je deviens un être Rétrospectif, je fais un voyage en arrière dans mon passé, des souvenirs tristes refassent surface dans l’océan de ma mémoire, mes yeux pleins d’une infinie tristesse, déprimé, j’ai perdu mes repères de la vie, je vis sans âme, je suis faible.je me remets en question : comment s’est-il m’arriver tout ça? Est-ce que c’est normal ce que je vis aujourd’hui ? J’ai besoin d’être psychanalysé en fin de compte.dans cette lettre j’exprime mes maux ou les mots sont le témoignage des guerres intérieurs et extérieurs en silence. J’écris à moi-même et à tous ces jeunes perdus dans un quotidien complexe et charge de maux. Nous vivons aujourd’hui dans une société ou la seule valeur qui compte c’est l’argent, le profit maintenant et tout de suite. Nous sommes face à une génération perdue, elle se trompe sur l’essentiel, c’est-à-dire sur le désir et sûr que cela comporte comme idéal, énergie, passion, plaisir et amour. En grosso-modo, nous sommes face à une génération des schizos Made In Morocco.
Au fond de moi ,se cache une personnalité turbulente, je n’aime pas tous ce qui est standard, je déteste carrément l’hypocrisie, l’exploitation, les apparences, la corruption, l’égoïsme, l’incivilité, ce sont des formes simples de l’arriération qui règne dans notre société contemporaine.je vous avoue qu’il m’arrive aussi de céder moi-même à certains formes de cette arriération, mais toujours en me remettre en cause lorsqu’il faut, sinon je serai un être humain schizophrène.la schizophrénie est une maladie dont nous nous souffrons de plus en plus, c’est l’expression simple d’une double personnalité voir même triple, instable, et bariolée de plusieurs comportements contradictoires qui prennent chaque fois une forme spéciale selon le temps , les personnes, et les circonstances. Malheureusement, un Marocain d’aujourd’hui est un bon exemple du Schizo, avec un double discours qui change tous les jours, des référentiels qui n’en sont pas puisque eux aussi changent tous les jours, des décisions incohérents ,voilà de quoi plonger n’importe qui dans un état d’instabilité émotionnelle qui est l’anti chambre de la schizophrénie.  
Personnellement dès que je détecte cette maladie chez quelqu’un de mon entourage, le diable de la mélancolie qui sommeille en moi se réveille. J’en ai marre de voir certains de mes collègues qui changent le degré de la prise en charge de leurs interlocuteurs (les clients) selon ce qu’ils ont comme chiffres dans leurs comptes bancaires. Je m’insurge, j’enrage de voir une fille voilée qui ne rate aucune des cinq prières, ne rate pas aussi l’occasion de partager des moments d’intimité dans un coin caché, avec un copain en plein public.ca me faisait encore mal de voir, comment les gens sont très sélectif lorsqu’ils s’agit des directives  de leur religion qui est  l’Islam, on obéissant ou refusant celles qui servent au mieux leurs intérêts et désirs, cas d’exemple : c’est un ami, un soir il passe la nuit avec sa copine, le matin, j’ouvre mes yeux, le bonhomme est en pleine concentration dans la première prière du jour !!!!!!!!!!!!!! je m’agace aussi de découvrir que les politiciens à qui j’ai fait confiance finiront par me regretter le jour où j’ai mis ma feuille de vote pour eux, ils sont aussi victime de cette maladie, la preuve c’est la contradiction totale entre deux discours l’un est avant les élections ou on promets, on dénonce, on lutte, on manifeste dans les rues, on se mobilise, on frappe les tables dans le parlement…… et un autre, post-victoire, ou on accepte les choses telles qu’ils sont, on renonce, on justifie, on reporte, on fuit, on obéit, on se standardise……..
Notre problème d’aujourd’hui, c’est la perte d’une identité, d’un référentiel, d’un guide si nous voulons dire. Quelle est donc cette contradiction dans laquelle nous nous noyons ? quelle est donc cette hypocrisie dans laquelle nous vivions du matin et du soir ? pourquoi réclamons-nous aux autres la démocratie, la transparence, l’honnêteté alors que nous ne pratiquons pas ces vertus dans notre vie de tous les jours ? les beaux principes ne sont pas seulement applicables aux institutions majeurs. Ce sont des comportements que nous devons mettre en œuvre quotidiennement. C’est triste, c’est horrible, c’est épouvantable, tous ces maux dont elle souffre notre société, une société matérialiste par excellence ou seulement les apparences qui comptent.je me révolte chaque jours contre ce fléau qui règne dans ma société ,je suis jeune, je m’accroche à mes valeurs, je milite pour que la situation change, même si autour de moi des jeunes font le choix de la facilité ,de l’abandon des valeurs ,moi, je me distingue, je fais en sorte de ne pas être dans cette mode sans lendemain, sans qualite.je ne veux pas être un mouton même si le désespoir est parfois destabilisant.la vie n’est pas une star academy,la vie c’est le travail acharné ,c’est la rigueur, c’est la volonté d’éviter les illusions et les pièges ,c’est le sérieux ,la vie c’est la persévérance.
En attendant que les choses changent dans le plus beau pays du Monde, je me renferme sur mon soi, et je m’adonne tranquillement à mes passions : la lecture, l’écriture et les études.

Que le bon Dieu m’assiste et vous assiste mes chers lecteurs.

Cordialement


                              LABIAD Hamid Garcia Marquez
                                            Meknès Dimanche le 15 Avril 2012






lundi 27 février 2012

Lettre à Ma Meilleure Amie



A Ma Meilleure amie …………………………………….
Chère amie
Me voici de retour à une coutume que je l’ai quitté ça fait longtemps, depuis mes belles années d’études, à cause du casse tète permanent du travail et de la vie en général, celle de l’écriture et de l’expression du soi, un retour marqué par ma décision d’écrire une lettre pour ma meilleure amie que tu es. Une lettre qui sera longue et riche certainement, mais pas suffisante pour autant de résumer ou décrire la force de nos liens d’amitié qui sont encore courtes de durée mais solides en qualité .une lettre qui sera un fort témoignage historique de ce qui nous rassemble, notre vécue et les choses qu’on a partagé ensemble. Aussi une lettre qui souffle les bougies de ton gâteau d’anniversaire comme elle fêtera aussi, dans les prochaines semaines, une première année de notre fabuleuse amitié.
En commençant à écrire les premiers mots de ce texte, je me suis retrouvé entre le marteau et l’enclume, c’est un lourd fardeau, puisque je vais m’adresser à une personne très unique et exceptionnelle à la fois ,belle en âme ,modeste en comportement, cultivée ,croyante, forte ,ambitieuse, sociable, ouverte d’esprit, spontanée, très sensible et très gentille,……..en bref toutes les bonnes choses de cette terre que malheureusement rare de les trouver tous ensemble dans les filles de nos jours. C’est ce qui explique en quelques sortes ma sensation particulière en écrivant cette lettre , une sensation tiraillée d’une part entre la passion et l’enthousiasme de te faire passer par la voie de cette canal de communication tous ce qui circule dans mon esprit, et d’une autre part une sensation d’angoisse et d’inquiétude, s’inquiétant de ne pas être fidèle dans le contenu de mes textes et par conséquent ne pas être à l’hauteur de tes ambitions, la chose simple qui témoigne la grande considération et le respect que je t’éprouve ma chère amie. La preuve c’est mon brouillon ou je ne cesse pas de ramer, patiner, effacer et raturer !!!! Donc il n’est pas étonnant que j’ai du mal à écrire si je ne dis pas que c’est plutôt dur ,Mais la vie m’a appris que lorsqu’on commence une chose nous devrons la finir, donc pas d’arrière pas, mais toujours à l’avance coute que coute et en me mettant en quatre pour arriver jusqu'à la dernière ligne, c’est une sorte de combat entre mon âme et mon esprit .
Je vais me souvenir avec toi, faire un petit retour en arrière dans le passe, se rappeler le jour où je t’ai ajoute sur ma liste d’amis dans le réseau social FACEBOOK, c’était à l’époque une façon simple pour te faire connaissance et découvrir ainsi la personne que tu es, j’étais en quelque sorte impressionner par ton charisme en voyant ta photo du profil, en lisant tes publications, Grace à mon soif de curiosité j’ai conçu une première idée positive de toi en tant que personne, mais la photo du profil ou les publications ne sont que des apparences qu’ils peuvent être trompeuses !!!! Comme ils peuvent être des éléments révélateurs d’une partie réelle de la personnalité. Peu importe, l’essentiel c’est qu’heureusement j’ai eu de la chance que tu acceptes ma demande, Quel soulagement !!!!!!! .c’était alors le commencement d’une longue série de discussions, d’échanges d’idées, de découverte, de partage des souffrances et des joies, nous étions totalement absorbées par le temps et soudées par le fil d’idées et des histoires communes, puisque nos discussions était très passionnantes et très intéressantes à la fois. Chaque conversation avec toi ma chère me donne une envie impérieuse d’attendre et de s’empresser pour commencer une autre nouvelle le lendemain, c’était exaltant, je te jure………
Chère amie, toi et moi, les jeunes amis que nous sommes, nous avons vécu ensemble une épreuve assez dure et des maux d’âme, très pénibles de tous les maux qui puissent exister sur cette terre, Certes dans un ordre chronologique et des circonstances différentes mais avec un seul cœur brisé qui nous fait mal ,il n’y a rien de pire de celui du décès de deux de nos chères :ma mère et ta petite sœur, moi le malheureux qui a perdu sa maman dans un âge assez sensible de sa vie, je serai privé de l’amour, de l’affection, de la tendresse, et tout celui qui va avec.je vais porter un nouveau surnom c’est celui de l’Orphelin avec une grand O.et toi, qui s’est retrouvé entre un jour et une nuit avec une personne en manque dans ta petite famille, une personne kidnappée par une phase de clôture définitive dans la vie de chaque être humain, c’est la MORT, cette personne qui vous a quittée c’est ta sœur, la jeune fille, décédée en corps mais vivante en âme dans l’esprit de chaque membre de ta famille,la sœur avec laquelle tu as partage toute une vie, des souvenirs, des malheurs et des joies, du rire et de la mauvaise humeur, de l’amour, du partage ,de la protection, toutes ces belles choses deviennent qu’un chapitre dans nos souvenirs. Mais en fin de compte nous n’avons qu’a subit la volonté de notre Allah et nous prions que Dieu ait les deux défuntes dans sa sainte miséricorde .Amine. les mots m’échappent pour décrire combien il est très pénible de perdre un être cher qui tient une place assez large dans ton esprit, ton âme, ton cœur, ton quotidien, et ta vie en generale.je t’ai bien senti lorsque tu m’as évoqué cette expérience pour la première fois au cours de nos discussions quotidiennes, tu étais choquée, blessée, tes sentiments sont mêlé, tu as senti la solitude, la peur ,le vide intime ,la perte de tous les repères ,tu ne savais plus à quoi sert la vie, tes belles yeux qui te piquent sont toujours en souffrance d’un maquillage assez naturel qui leurs fait mal, c’est celui des larmes, tu étais fragile, pleurade ,qui verse larmes chaque fois que les souvenirs du passé te remontent pour te rappeler le passé et les moments qui vous ont rassemblés un jour avec la défunte sœur.je me rappelle très bien de notre première rencontre, c’était pour moi une journée inoubliable de ma vie, j’avais le cœur qui bat fortement et ma bouche qui est bouche-bé ,je ne croyais plus mes yeux ni mes oreilles, c’était un petit rêve pour moi de te voir en face à face, tu m’as tellement touché par ta forte croyance et ta volonté d’oublier le passé et de survivre avec le nouveau ordre des choses, tu as essayé de faire en semblant que tout va bien mais t’as échouée ,ton affection et tes souvenirs vous ont trahis ,tu n’as pas pu arrêter tes larmes devant moi en se rappelant ta sœur dans le fil de nos discussions, j’étais un peu gêné puisque je t’ai fait pleurer sans intention de ma part mais c’était normal, sachant que tu es une fille très sensible, la moindre chose provoque tes nobles sentiments .Hmmmm STOP c’est suffisant comme rappel ,je sais certainement que tu vas être toucher ,et tu vas verser les larmes en lisant ce paragraphe triste ,je te demande Pardon, mais c’est hors de moi, c’était un passage de grande importance dans ta vie qu’il faut l’évoquer.
Aujourd’hui c’est les rayons de soleil qui se brillent, sortons de ces remparts de l’obscurité et de la tristesse d’un épisode du passé déjà vécu ou nous étions prisonniers, libérons de ce sentiments de deuil qui nous torture tout le temps, pour ouvrir une nouvelle page avec un grand titre de l’espoir et de l’avenir, une page ou le fondement de son récit sont les leçons de la vie, tu appris certainement que la vie ce n’est pas toujours en rose comme nous la voyons souvent dans les séries ou les films télévises, tu appris que le bonheur et le malheur sont un couple inséparable que chacun d’eux complète l’autre, tu appris à prétendre les imprévus et les surprises de la vie et que avec elle, tout est possible, tu appris que le bonheur dans la vie est fugace dans le temps, il ne laisse pas de traces, c’est une étoile filante, il passe pour remplir la vie.
Mon amie ce que tu vaux pour moi est hors de question d'une description de quelques mots, ou de phrases, mais de valeurs nobles qui traduisent l'ample place que tu occupes, tu trouveras en moi, aujourd’hui comme demain l'ami fidèle a qui tu peux compter pour lui confier tes secrets, tes angoisses, tes plaisirs de la vie, tes joies et tes malheurs.je veillera toujours a que tu te sens à l'aise et que tu te portes comme un charme, certes la vie était tellement dure avec toi, mais ce que j'aimerai bien que tu gardes dans ton esprit c'est que chaque personne dans cette terre est unique ,et si tu commences à faire comme les autres tu deviendras standard, tu es unique, ne te sous-estime pas en te comparant avec les autres, vis ta vie jour après jour, n’écarte pas l'amour de la vie en prétendant qu'il n'existe pas, le meilleur moyen de trouver l'amour est de le donner. N’étouffe pas tes reves.la vie n'est pas une course, mais un voyage dont il faut savoir gouter chaque etape.ne laisse personne te rendre malheureuse, pardonne tes erreurs sans les oublier .fais ce que tu veux mais sois heureuse. Tu gardes tes belles larmes pour des choses plus importantes : ta famille, ta prière, la beauté de la nature, la bonté des gens, leur sagesse, leurs douleurs ou leurs triomphes.
Pour conclure, je te souhaite ma chère amie Des rêves merveilleux et l'envie de les réaliser.... D'aimer ce qui est bon pour toi et d'oublier ce qui est nécessaire d'oublier.... De résister à l'enlisement, à l'indifférence et aux valeurs négatives qui amène à se fermer à la vie et à seulement paraître... Je te souhaite surtout d'être toi, car tu es un beau miracle de la vie....et enfin tous ce qui est merveilleux et beau de cette terre……………….
Le Diamant est Précieux mais l’amitié est sans prix

Merci Pour Votre Confiance
Cordialement
LABIAD Hamid Gracia Marquez
Vendredi 18 Février 2012

samedi 11 février 2012

Lettre a ma chere femme


Ma chère femme

J’espère que tu te porte bien, Certes j’ai pas encore eu l’occasion ni de te connaitre ni de te voir, pour contempler avec plaisir la beauté de ton visage doux et naïf .Mais aujourd’hui, je me suis réveillé avec au fond de moi une envie impérieuse, celle de t’adresser cette lettre pour t’exprimer même en essayant de synthétiser le plus que possible pour moi ,tous ce que j’ai l’envie de te dire depuis le jour ou j’ai commencer a rêver de fonder notre foyer qui va nous rassembler inchallaah un jour ou un autre.

J’imagine que tu as vécu comme certaines filles malchanceuses de notre monde, un passé qui n’était pas carrément simple comme celui de la Conjugaison que tu as appris dans les bancs de ta petite école , mais malheureusement, un passé qui était imparfait et complexe en même temps ,qui sort un peu de la routine de nos jours, un passé où les mots d’ordre peut-on les résumer dans :la Grande Déception, la non confiance dans l’avenir, la fermeture d’esprit de l’autre et son égoïsme ,l’humiliation, l’amour vrai et sincère, le partage, le sacrifice, l’obéissance, le respect, la patience, la joie, l’échec ,le choc, la fidélité ,le deni, ……….etc pour atteindre quoi en fin de compte ??? La réponse a cette question simple qu’elle parait se résume en un seul mot dur LA SEPARATION avec tous son lourd sens et son choc pour celle ou celui qui l’a vécue, un stade indispensable, certes dans la vie de tout un couple, mais très très difficile et trop tôt pour une jeune fille de ton âge ma chère. Ce petit mot effrayant qu’il soit, est le synonyme pur de la destruction d’un lien sacré, le réveil brusque du beau rêve d’un petit bébé vivait en toi, d’un amour solide enraciné dans ton petit cœur qui vient de naitre dans ce sauvage monde, la dévastation de tout un ensemble de projets ambitieux de la vie de tout un chacun :les enfants, le foyer indépendant, ta carrière l’objet de ton diplôme, tes études supérieures, les voyages de rêves ,la Réalisation de ton soi,…….etc. je sais ma chère femme que cette douloureuse expérience a eu automatiquement ses effets néfastes sur la fille débutante dans la jungle de cette vie que tu étais, c’est une sorte de bombe qui s’est explosée dans votre soi et qui a réussi hélas a détruire tous les fondements de ta personnalité naïve que tu possèdes a l’occurrence de: l’image de ton soi, la confiance en soi et l’amour du soi, ce trio ma chère forme une table avec trois pieds qui assure l’équilibre de notre personnalité humaine si on se manque d’une patte on aura une personnalité handicapée tout simplement, pour votre cas, ton passé t’a enlevé les trois pattes d’un seul coup, t’as devenu entre un jour et une nuit, un être humain sans âme, sans sentiments ,perdue dans le croisement des sentiers de la vie ,le noir de l’obscurité, la frustration, l’angoisse de demain, la peur, et tous ce qui est pessimiste dans cette terre.

Aujourd’hui, je sais que tu as pu se soulever grâce à Allah et son aide, se réveiller de tes cauchemars, surmonter l’onde de choc que tu as vécu, c’est ton destin ma chérie et tu devras l’accepter tel qu’il est, c’est la volonté de notre dieu et nous n’avons qu’a subir Merci Allaah.d’une autre part, je ne vais pas être quelqu’un égoïste en te demandant de tourner la page du passé comme si rien n’a était et de commencer une nouvelle avec quelqu’un comme moi. Cependant, ce que je vais te demander tout simplement c’est d’être capable de tirer un trait sur ton passé et ne pas mettre une croix, être capable de d’accepter que le soleil ne puisse pas briller tous les jours, ce que je voudrais c’est que tu te tournes vers l’avenir et que tu lui ouvres grand tes bras.et puis que tu vives chaque moment, que tu vives l’instant présent. Notre problème ma chère femme, c’est que nous sommes tiraillés entre notre tendance a méditer sur un passé qui nous inspire une nostalgie délicieuse ou douloureuse, et notre aspiration a construire un avenir souriant dont nous ignorons a quoi il rassemblera. Écartèles entre les deux, nous oublions simplement de vivre le présent, nous oublions tout simplement de jouir de l’instant. Tous ceux qui te parlent de demain, tous ceux qui te promettent un demain, n’ont rien à t’offrir aujourd’hui. Aujourd’hui, c’est tous ce qui compte.et tu ne dois compter que sur aujourd’hui. Oublie ceux qui te demandent le nom de ton père. Oublie ceux qui te demandent : de qui es-tu la fille ?car tu n’es la fille de personne. Tu es ton propre père. Tu es aujourd’hui .n’oublie jamais que ta seule chance, c’est de comprendre que chaque jour est aujourd’hui. Tu dois naitre aujourd’hui. Vivre aujourd’hui. Comprendre aujourd’hui. Mourir et renaitre chaque jour Je ne voudrais pas que tu berces d’espoirs fallacieux, ni que tu renonces a tes rêves sous l’effet d’un désespoir qui ne me semble pas justifié. Sois partie prenante à l’ avenir dont tu rêves, et ne remets pas ton sort entre les mains d’un tiers, quel qu’il soit.ne mise pas sur des évolutions hypothétiques .les parents peuvent se tromper, la chance être avare et le chaos qui nous entoure nous oppresser, mais c’est nous seuls qui sommes responsables de nos décisions.je te veux une femme, cool, rêveuse, ambitieuse, romantique, belle, bosseuse, gonflée d’espoir et de désir d’exister.

N’aie pas peur ma chère si tu étais victime d’un premier échec, la vie est une guerre constante si nous perdons un combat c’est pas la fin du monde, l’horloge marque le moment mais n’arrêtera pas le temps, tout une belle vie est devant toi, il faut savoir que jamais rien n’est gagner d’avance et même quand c’est gagner, jamais c’est acquis définitivement c’est un eternel recommencement et même quand c’est perdu, jamais c’est perdu définitivement ,les échecs sont les briques qui construisent les succès, ton échec ma chère dois tu le traiter comme une opportunité pour capitaliser sur l’erreur et surtout d’en tirer les enseignements nécessaires pour ne plus recommencer. La vie est trop courte pour ne pas être heureuse, ris, chante, crie, donne, prie, amuse toi et profite de chaque instant, va au bout de tes rêves .ne laisse personne te rendre malheureuse, pardonne tes erreurs sans les oublier, apprendre à vivre ta propre vie, fais ce que tu veux Mais sois heureuse. En principe la vie ne donne rien a celui qui sait attendre sans bouger/sans se réveiller tôt pour chercher le chemin de son destin dans cette courte vie, rien n’est gratuit, tout chose est le produit de tout un travail acharné ,la réussite est une belle construction qui ne se construit pas entre un jour et une nuit, mais d’une brique sur brique d’une manière très sure mais aussi douce/l’échec c’est le fondement de la réussite ,c’est même son raison de vivre, sans lui, elle n’a aucun sens, vide de son contenu. L’échec et la réussite sont deux mains qui applaudissent ensemble, ce sont un couple que chacun d’eux complète l’autre.

Ma chère, pour que tu arrives a prendre le bon chemin dans ce grand carrefour de la vie, il faut commencer par lapider de ta petite tête les idées négatives qui s’y survivent encore, éviter les mots injures des jaloux et des pessimistes pour leurs manquer l’occasion d’asperger ta vif personnalité par certaines histoires, sois au contraire une fille ouverte et souple qui se remet en question lorsqu’il s’avère nécessaire ,ne referme pas ton soi entre des remparts vis-à-vis de l’autrui’ ,l’autre ce n’est pas toujours l’enfer, l’autre c’est l’échange, le partage, la collaboration, la coopération. Sois ouverte d’esprit essayer surtout de discuter des idées ou au moins des événements mais pas les gens, on a pas le droit de juger le comportement de l’autre, c’est une règle d’or dans l’éthique des relations humaines.il y a une citation que j’aime chaque fois de la lire et de la reprendre qui dit ;(les esprits d’élites discutent des idées, les esprits moyens des événements, les esprits faibles des personnes). Trier tes bonnes ami(e)s de ceux qui sont mauvais, fais un nettoyage régulier de ta liste d’amis dans la vie, chasser les imposteurs qui cherchent qu’abuser ta confiance pour faire marcher leurs fins ,leurs (présence) est fugace dans le temps. Garde plutôt ceux qui pleurent et rient en même temps que toi, ceux qui te connaissent dans l’hiver comme dans l’été, dans les deuils comme dans les fêtes, dans la pluie comme dans le soleil, qui versent avec toi les larmes de la tristesse comme ils versent celles de la joie……………………….

Maintenant, tu vas me permettre de consacrer ce petit paragraphe de cette longue lettre pour te dire tout simplement que le respect envers la femme en générale et pour toi plus particulièrement est un chemin de non retour pour moi, je voue une reconnaissance éternelle que la femme est l’autre moitie de l’homme, et un être qui mérite un comportement très particulier de la part de nous, les hommes que nous sommes, qui se traduit simplement par le déploiement d’un grand effort de compréhension et de communication, la femme dans notre cher Maroc n’est pas seulement crée pour produire des enfants, faire le linge et la cuisine, porter une djellaba ou dans le pire des cas rester au foyer pour prendre en charge les enfants, NON, La femme aussi en plus que ca, est un être créatif, ambitieux, rêveur, bosseur, c’est un être qui se sent toujours en soif de la protection de l’homme, sa romance, son respect, sa considération, son écoute, sa caresse et sa consolidation, sa valorisation pour elle, son sacrifice, et son amour ….etc. et pleins de trucs qui sont simples en apparence mais qui comptent trop pour elle.

En guise de conclusion de ma lettre, dont je l’espérerai qu’elle soit un petit chemin de route pour ton avenir inchallaah,je ne veux pas que le temps te file entre les doigts, ma chère femme.je ne veux pas que tu perds l’espoir en l’avenir.je ne veux pas que tu perds espoir en ta patrie.je ne veux pas que tu désespères .je ne veux pas que tu cèdes au discours defaitiste.je ne veux pas que le malheur t’enveloppe.je ne veux pas que le désespoir ait raison de ton sourire d’enfant. Respire l’amour et la liberte.aie foi dans la valeur du travail et de la persévérance. Lutter contre le courant. Fait le choix de décider toi même ton destin.

Enfin, je t’aimerai, je te respecterai, je t’aiderai, je te comprendrai, je t’écouterai, je te soignerai et je te protégerai, et rien ne pourra nous séparer que la mort quand Allah veut.

Merci pour votre temps consacré pour lire ma longue lettre…………………..

Sincèrement.

LABIAD Hamid Garcia Marquez

Le 06 Février 2012